Les dimensions culturelles selon Geert Hofstede

Les dimensions culturelles selon Geert Hofstede

L’internationalisation croissante des marchés a fait émerger un grand nombre de questions relatives aux différences culturelles et à leurs conséquences sur les pratiques des entreprises. En particulier, la capacité à nouer et à construire dans la durée des relations commerciales de qualité avec les clients étrangers devient un facteur clé de compétitivité et de développement. Mais la négociation commerciale à l’international présente des spécificités du fait de sa dimension interculturelle. Les forces commerciales peuvent néanmoins parvenir à une meilleure gestion des négociations grâce à des comportements adaptés. Afin de vous aider dans vos relations franco-allemandes, Axima conseil revient rapidement sur les dimensions culturelles selon Geert Hofstede.

Définition de la notion de culture

Si on parle de l’interculturel, on parle aussi d’échange, de rencontre, de partage, d’apprentissage et d’enrichissement mutuels entre cultures différentes. L’interculturel signifie de créer des liens entre les cultures et caractérise «un processus dynamique d’échanges entre les différentes cultures».
Le terme «culture» vient du mot latin cultura et décrit au sens figuré, selon Cicerón, la «culture de l’âme, soit la formation de l’esprit par l’enseignement». Pan peut également ajouter que la culture ne se limite pas à la littérature et aux arts. Il faut au contraire prendre également en considération de nombreuses perspectives sociologiques et anthropologiques ajoutant à la définition de la culture une dimension nouvelle et essentielle  Ainsi, en 1986 Gary R. Weaver a créé un modèle comparant la culture à un iceberg divisé en deux parties : une partie visible-externe et une partie invisible-interne.La première partie résume les caractéristiques les plus représentatives d’une culture, comme la langue, l’histoire, la géographie, la littérature, la musique et l’alimentation. Par contre, la partie invisible-interne désigne les valeurs, les codes culturels, le langage corporel et les règles de politesse.

 

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Le psychologue néerlandais Geert Hofstede a lui élaboré un modèle comparable à ceux de l’iceberg, le célèbre «modèle de l’oignon» : Dans la couche intérieure, au cœur de l’oignon, G. Hofstede situe les valeurs d’une culture, celles qui représentent la partie invisible. Selon G. Hofstede, la culture est une « programmation mentale » qui distingue les membres d’une culture par rapport à l’autre. Chaque culture fonctionne selon son propre système de valeurs et ses membres se comportent selon les règles qui sont appropriées dans une situation donnée. Entre 1967 et 1972, Geert Hofstede, a fait une enquête au sein de la multinationale américaine IBM pour établir une comparaison entre les cultures et pour montrer que cette « programmation mentale » a d’un impact sur le management et l’organisation d’une entreprise.

 

Les dimensions culturelles

 

L’index de distance par rapport au pouvoir

selon Hofstede, « la distance par rapport au pouvoir consiste en l’acceptation et l’attente, par les membres des organisations et des institutions ayant le moins de pouvoir, de ce que le pouvoir soit distribué de manière inégale. » Cette dimension ne mesure par le niveau de distribution du pouvoir dans une culture donnée, mais analyse plutôt le ressenti des gens. Un score faible de distance par rapport au pouvoir indique qu’une culture attend et accepte que les relations de pouvoir soient démocratiques et que ses membres soient perçus comme égaux. Un score élevé signifie que les membres de la société disposant de moins de pouvoir acceptent leur condition et réalise l’existence d’une forme de position hiérarchique.

Individualisme contre collectivisme

« Le degré auquel les individus sont intégrés aux groupes. » Cette dimension n’a aucune connotation politique et faire plus référence au groupe qu’à l’individu. Les cultures individualistes donnent de l’importance à la réalisation des objectifs personnels. Dans les société collectivistes, les objectifs du groupe et son bien-être ont plus de valeur que ceux de l’individu.

Indice évitement-incertitude

« La tolérance d’une société pour l’incertitude et l’ambiguïté. » Cette dimension mesure la façon dont une société gère les situations inconnues, les évènements inattendus et l’anxiété face au changement. Les cultures qui ont un indice élevé sont moins tolérante face au changement et ont tendance à minimiser l’anxiété face à l’inconnu en mettant en place des règles rigides, des règlements et/ou des lois. Les société dont l’indice est faible sont plus ouverte au changement, disposent de moins de règles et de lois, et leurs directives sont plus souples.

Masculinité contre féminité

« La distribution des rôles émotionnels entre les genres. » Cette dimension mesure le niveau d’importance qu’une culture accorde aux valeurs masculines stéréotypes telles que l’assurance, l’ambition, le pouvoir et le matérialisme, ainsi qu’au valeurs féminines stéréotypes telles que l’accent mis sur les relations humaines. Les cultures dont le score est élevé sur l’échelle de la masculinité présentent généralement des différences plus évidentes entre les genres et ont tendance à être plus compétitives et ambitieuses. Celle dont le score est bas présentent moins de différences entre les genres et accordent plus de valeur à la construction des relations.

Orientation à long terme contre orientation à court terme

Cette dimension décrit l’horizon temporel d’une société. Les cultures orientées court terme donnent de la valeur aux méthodes traditionnelles, prendre un temps considérable pou créer des relations et, en général, perçoivent le temps comme circulaire. Cela signifie que passé et présent sont interconnectés et que ce qui ne peut être fait aujourd’hui peut l’être demain. L’opposé est l’orientation à long terme, qui perçoit le temps comme linéaire et regarde le future plutôt que le présent ou le passé. Une telle société vise des objectifs et donne de la valeur aux récompenses.

Plaisir contre modération

Cette dimension mesure la capacité d’une culture à satisfaire les besoins immédiats et les désirs personnels de ses membres. Les cultures donnant de la valeur à la modération disposent de règles sociales strictes et de normes en dessous desquelles la satisfaction des pulsions est régulée et découragée.

Hofstede souligne que les dimensions culturelles sont uniquement une structure permettant d’évaluer une culture donnée et, ainsi, de mieux guider les décision à prendre. Il existe d’autres facteurs à prendre en considération, comme la personnalité, l’histoire familiale et la richesse personnelle. Les dimensions proposées ne peuvent pas prédire chaque comportement et ne prennent pas en compte chaque personnalité.

Attention aux  stéréotypes

Les stéréotypes sont des croyances instantanées que les personnes ou les groupes sociaux portent les uns sur les autres et qui consistent à voir tous les membres sans distinction, à travers des caractéristiques générales (approche prototypique) ou exemplaires (stockées dans la mémoire des individus), simplificatrices, répétitives et donc proches de la caricature . Les stéréotypes culturels sont très prégnants notamment dans les relations entre cultures de pays différents. Plus ou moins fondées, ces représentations vont généralement servir de points de repères lors de premiers échanges entre individus de nationalités différentes.

Exemple. Dans le cadre de négociations commerciales, les Français sont généralement perçus par les Allemands comme désordonnés, manquant de sérieux et de rationalité. A l’inverse, ces derniers sont jugés par les Français comme des négociateurs rigides, efficaces, disciplinés et stricts

Florian

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